mar. Mar 3rd, 2026

L’avenir du Parc Astérix, toutes les nouveautés à venir !

IMAGE LONDINIUM PARC ASTERIX

Un programme de croissance ambitieux

Fort de 2,84 millions de visiteurs en 2024 et de résultats financiers solides, le Parc Astérix lance un programme de transformation majeur pour la période 2026-2028. L’objectif est triple : élargir l’offre d’attractions, renforcer la capacité hôtelière et moderniser les infrastructures pour absorber une fréquentation croissante. Le parc prévoit d’ouvrir progressivement ses portes jusqu’à 270 jours par an, notamment pendant les vacances d’hiver, afin de mieux répartir les visiteurs tout au long de l’année. Cette stratégie repose sur le développement d’attractions et d’espaces en intérieur, indispensables pour réduire la dépendance à la météo et maintenir la compétitivité face aux grands parcs européens.

2026 : l'Égypte s'étend

L’univers égyptien gagne en ampleur dès 2026 avec la transformation de l’Oxygénarium en Descente du Nil et la métamorphose du restaurant du Cirque en Comptoirs d’Épidemaïs. Ces rénovations s’inscrivent dans la continuité de la Rue de Paris et forment un ensemble cohérent avec les Chaises Volantes, rebaptisées l’Envol d’Ibis, et le restaurant Les Fastes du Nil. L’idée est de créer un véritable village au bord du Nil, avec son souk et ses atmosphères immersives, qui renforce la lisibilité de la zone et fluidifie les parcours visiteurs.

2027 : cap sur la Grèce et l'hôtellerie

L’année 2027 marquera l’extension de la zone grecque, qui récupère l’emplacement des anciens Jeux d’Odous pour accueillir deux attractions familiales : un manège rebondissant Zamperla de 32 places avec 8 bras articulés, et des mini tours de chute Zierer d’environ 12 mètres. Une aire de jeux de 220 m² sur le thème d’un bateau de pêche grec complètera l’offre pour les plus jeunes. Mais la nouveauté phare reste La Table de Dionysos, un imposant restaurant à table de 500 couverts répartis sur quatre salles thématiques évoquant le port, la cité et le marché, avec terrasses et verrières pour profiter du cadre.

Côté hébergement, un quatrième hôtel de 300 chambres verra le jour en 2027, baptisé L’Odyssée en référence à l’album éponyme. Cet établissement 4 étoiles proposera des jardins inspirés des civilisations perses, phéniciennes, égyptiennes et mésopotamiennes, organisés autour d’un oasis central. Deux restaurants de 700 places au total et un bar en rooftop enrichiront l’offre, avec un positionnement tarifaire intermédiaire entre les Quais de Lutèce et la Cité Suspendue. Un centre de séminaire permettra également d’attirer une clientèle affaires.

2028 : Londinium, le grand virage indoor

En 2028, la zone historique À Travers le Temps disparaîtra pour laisser place à Londinium, un quartier immersif inspiré d’Astérix chez les Bretons qui occupera environ 10% de la superficie du parc. Pensée comme une destination majoritairement couverte, cette nouvelle zone répondra aux enjeux de confort par tous les temps. Elle accueillera un launch coaster familial Intamin racontant les aventures du tonneau de potion magique, ainsi qu’un dark ride interactif Alterface avec six scènes thématiques, 18 véhicules de quatre places et une capacité théorique de 900 personnes par heure.

L’offre de Londinium inclura également une aire de jeux extérieure, trois maisons hantées, un restaurant à table inspiré d’un pub antique britannique, deux points de restauration rapide, un bar « clandestin » animé par des comédiens durant Peur sur le Parc, et deux boutiques. Un vaste espace modulable accueillera les événements saisonniers comme Halloween et Noël, avec possibilité d’y installer une patinoire ou des zones de frayeur. Seul le spectacle Main basse sur la Joconde sera conservé. En parallèle, le Restaurant du Lac laissera place à une sandwicherie premium de 500 places, la restauration à table étant désormais concentrée dans la zone grecque

Au-delà de 2028 : des pistes pour l'avenir​

Si rien n’est officiellement acté après 2028, plusieurs projets sont à l’étude. La zone viking pourrait être entièrement repensée, et une nouvelle zone thématique pourrait voir le jour près du Grand Splatch et de Toutatis. Le complexe hôtelier pourrait s’enrichir d’un cinquième établissement haut de gamme en bordure de la zone viking, d’une extension de l’hôtel Les Trois Hiboux, voire d’un pôle aquatique dédié à la clientèle hébergée. Des améliorations d’accessibilité sont aussi envisagées entre les hôtels et le parc, avec l’ajout d’une boutique et d’un restaurant expérientiel, ainsi qu’une refonte complète des parkings et des offres de mobilité.

Pourquoi un tel investissement pour la Compagnie des Alpes ?

Ce programme de 250 millions d’euros d’ici 2030 constitue le plus gros investissement jamais réalisé par le Parc Astérix. Pour la Compagnie des Alpes, groupe coté à Euronext Paris, cet engagement massif répond à plusieurs enjeux stratégiques. Le Parc Astérix, deuxième destination la plus visitée de France, vise désormais le top 5 européen, ce qui en fait une vitrine naturelle du savoir-faire du groupe auprès du grand public, des partenaires et des talents.

L’objectif est d’accroître la capacité d’accueil de 20% tout en réduisant la dépendance à la météo grâce aux expériences couvertes. Cette double approche améliore le rendement par jour d’ouverture et renforce la résilience opérationnelle. L’extension du calendrier vers 270 jours permet de lisser les flux et d’optimiser la maintenance, tout en offrant plus de souplesse aux visiteurs. L’ajout d’un hôtel 4 étoiles et d’une restauration immersive vise à allonger la durée de séjour et à augmenter la dépense par visiteur, deux leviers clés pour améliorer la rentabilité. En diversifiant son offre vers les familles, la clientèle affaires et l’événementiel, le parc élargit son mix de revenus et sa base de clients.

Pour un groupe comme la Compagnie des Alpes, qui combine parcs de loisirs et domaines skiables, ce renforcement du Parc Astérix contribue à lisser la saisonnalité globale et à mutualiser compétences et achats. Un parc plus robuste accroît la stabilité financière du groupe et sa capacité à investir dans d’autres actifs. Sur le plan boursier, un tel programme envoie un signal de confiance aux investisseurs : il s’appuie sur des relais de croissance identifiés (capacité, indoor, hôtellerie) et offre une visibilité pluriannuelle appréciée pour la valorisation. Face aux leaders européens, l’augmentation de capacité et les expériences différenciantes renforcent la compétitivité, réduisent les files d’attente et améliorent l’expérience visiteur, tout en soutenant le pricing power sur les billets datés, passes premium et packages séjour.

Enfin, ces investissements irriguent l’écosystème régional via l’emploi direct et indirect, et renforcent l’attractivité de la destination Île-de-France/Oise pour les séjours courts. Un Parc Astérix plus attractif élargit son bassin de visiteurs bien au-delà du public local, avec des retombées économiques durables pour tout le territoire.